Site internet pour un restaurant : les 7 informations que vos clients cherchent

Ouvert ou pas, la carte, réserver, venir : ce qu’un client affamé cherche sur votre site, dans quel ordre, et ce qu’on oublie souvent.

6 minutes

Sur le site internet d’un restaurant, un client cherche sept choses, sur son téléphone, sans chercher, et dans cet ordre :

  1. Êtes-vous ouvert maintenant ?
  2. La carte, avec les prix.
  3. Un moyen de réserver.
  4. L’adresse et comment venir.
  5. Le téléphone.
  6. Des photos du lieu et des plats.
  7. Les réponses aux questions pratiques (terrasse, groupes, végétarien).

Pour concevoir mon modèle de site de restaurant, je me suis mis à la place de plusieurs clients types :

  • la salariée qui a quarante minutes pour déjeuner ;
  • le couple qui prévoit son samedi soir ;
  • le retraité qui préfère appeler.

Aucun ne cherche l’histoire du chef en premier. Ils veulent savoir s’ils peuvent venir, ce que ça coûte, et comment réserver. Voici ce qui compte, dans l’ordre où ils le cherchent.

Terrasse d'une brasserie parisienne, chaises en rotin et carte affichée en vitrine
Photo : Stefano Huang, Unsplash

Pourquoi un site internet compte pour un restaurant, même avec une fiche Google ?

Parce que le client compare avant de choisir. Selon une étude Ipsos publiée en mars 2025, 62 % des Français jugent nécessaire de consulter les avis avant de choisir un restaurant, et les avis Google sont la première source citée (53 %). Votre fiche Google amène donc le client jusqu’à vous. Ensuite, il clique sur « Site web » pour voir la carte, les prix et la réservation, ce que la fiche montre mal ou pas à jour.

Le site, c’est l’endroit que vous contrôlez : vos mots, vos prix, vos horaires exacts. Et c’est lui que les assistants comme ChatGPT lisent quand on leur demande « un bistrot ouvert le dimanche près de la gare ».

1. Êtes-vous ouvert maintenant ?

C’est la première question, avant même la carte. Un client qui ouvre votre site à 14 h 10 veut savoir si le service du midi est fini. Affichez l’état du jour en haut de page, par exemple :

  • « Ouvert jusqu’à 14 h 30 » ;
  • « Service du soir à partir de 19 h » ;
  • « Fermé aujourd’hui, ouvert demain à 12 h ».

Deux erreurs reviennent souvent. Des horaires écrits une fois pour toutes, qui ne disent rien des fermetures exceptionnelles. Et un « Fermé » tout seul, qui fait croire à une fermeture définitive. Écrivez toujours quand vous rouvrez.

2. La carte, avec les prix, lisible sur téléphone

La carte est la page la plus visitée d’un site de restaurant. Elle doit se lire sur un écran de téléphone sans zoomer : du texte, pas une photo de votre ardoise ni un PDF de quatre pages. Un PDF peut s’ajouter pour ceux qui veulent l’imprimer, mais pas à la place.

Mettez les prix. Vous êtes déjà tenu de les afficher à l’extérieur de votre établissement (CCI Paris Île-de-France, obligations d’affichage d’un restaurant) : les cacher en ligne n’a pas de sens. Une formule dit ce qu’elle comprend (« entrée et plat du jour, du mardi au vendredi midi, boisson à part »).

Pensez aussi aux allergènes. Le règlement européen INCO vous oblige à informer vos clients sur les 14 allergènes majeurs. Sur la carte en ligne, une phrase suffit (« liste des allergènes sur demande, et sur cette page ») : elle rassure ceux qui en ont besoin avant de venir.

3. Réserver, en un geste

Le bouton « Réserver une table » doit être visible dès l’ouverture de la page, et rester accessible en descendant. Si vous utilisez déjà TheFork, Zenchef ou un autre outil, le site renvoie vers lui : inutile de payer deux systèmes.

Dites ce qui se passe après la demande : « confirmation par SMS avant le service ». Ne promettez pas une réponse « dans l’heure » si vous êtes en plein coup de feu. Pour les groupes au-delà de dix personnes, un renvoi clair vers le téléphone évite les allers-retours.

4. L’adresse, et comment venir

L’adresse doit être cliquable vers un itinéraire. Ajoutez ce qu’on vous demande au téléphone :

  • la station de tram ou de métro la plus proche ;
  • le parking ;
  • l’accès en fauteuil roulant, si c’est le cas.

Une carte interactive est un plus, pas une obligation.

5. Le téléphone, sur tous les écrans

Beaucoup de clients finissent par appeler, surtout les plus âgés et ceux qui réservent pour un groupe. Le numéro doit être dans l’en-tête, cliquable sur téléphone, et écrit en entier sur ordinateur. Indiquez les heures où quelqu’un décroche.

6. De vraies photos du lieu et des plats

Les photos donnent envie, mais seulement si ce sont les vôtres. Une photo de banque d’images se repère vite et fait douter du reste. Trois ou quatre bonnes photos suffisent :

  • la salle ;
  • la terrasse, s’il y en a une ;
  • deux plats de saison.

Un téléphone récent fait très bien l’affaire, en lumière du jour, près d’une fenêtre.

7. Les questions qu’on vous pose tous les jours

Terrasse, chiens acceptés, plats végétariens, menu enfant, privatisation, moyens de paiement : chaque question posée trois fois par semaine mérite une ligne sur le site. Une courte liste de questions fréquentes, ouvertes et lisibles d’un coup, vous fait gagner des appels.

  1. 1Ouvert maintenant ?
  2. 2La carte et les prix
  3. 3Réserver une table
  4. 4Adresse et accès
  5. 5Téléphone
  6. 6Photos du lieu et des plats
  7. 7Questions pratiques
L’ordre idéal sur un écran de téléphone. Image : La Vitrinerie

Ce qu’on oublie souvent

Les horaires des jours fériés et des vacances, qui changent et qu’on ne met pas à jour. La même information sur le site et sur la fiche Google : si les deux se contredisent, le client ne sait plus laquelle croire, et Google non plus. Et l’histoire du lieu : elle a sa place, mais plus bas, une fois que le client sait qu’il peut venir.

Questions fréquentes

Faut-il mettre la carte en PDF sur le site d’un restaurant ?

En complément, oui, pour ceux qui veulent l’imprimer. Jamais à la place d’une carte en texte : un PDF se lit mal sur téléphone et Google le comprend moins bien qu’une page.

Un restaurant est-il obligé d’afficher ses prix sur son site ?

Pas sur le site : l’obligation porte sur l’affichage à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement. Mais un client qui ne trouve pas de prix en ligne va souvent voir ailleurs.

TheFork ou Zenchef suffisent-ils, sans site ?

Ils gèrent bien la réservation, mais la page appartient à la plateforme, qui y met aussi en avant d’autres restaurants. Le site garde le client chez vous et renvoie vers l’outil pour réserver.

Combien coûte un site pour un restaurant ?

Chez La Vitrinerie, 29 € par mois pour une page complète, 49 € pour plusieurs pages, hébergement et modifications compris (voir les tarifs). Les prix des autres solutions varient beaucoup ; je les compare dans un prochain article.

Si vous voulez voir à quoi ressemblerait le vôtre avec ces sept informations, le modèle Table a été pensé pour ça, et la démo est gratuite.

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